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lundi 17 mars 2008

Playlist Début 2008


Petit tour d'horizon des disques dont je n'ai pas fait la chronique en ce début d'année et qui demandaient tout de même un peu d'attention (les pauvres...), à commencer par Syd Matters et son troisième album Ghost Days, tellement beau et simple que je n'ai pas trouvé quoi que ce soit d'intéressant à en dire.
Suivent Cat Power et son Jukebox assez décevant malgré quelques merveilles, les anglais de British Sea Power et leurs singles assez efficaces, The Mountain Goats avec Annie Clark en guest sur ce titre, les cinglés de Xiu Xiu pour un titre plutôt accessible, un magnifique extrait du dernier Songdog, découvert grâce à l'ami Coolbeans et enfin deux extraits de la BO du film de Sean Penn Into the wild, où Eddie Vedder se met à la country-folk.
On terminera en vidéo avec la Blogothèque qui retrouve la grande forme pour le concert à emporter de Yeasayer.

Syd Matters: Me and my horses (mp3)
Cat Power: Don't explain (mp3)
British Sea Power: No Lucifer (mp3)
The Mountain Goats: Autoclave (mp3)
Xiu Xiu: Child at arms (mp3)
Songdog: On Porthcawl Sands (mp3)
Eddie Vedder: No Ceiling (mp3)
Eddie Vedder: Hard Sun (mp3)

All in One [ZIP]

Retrouvez ces albums ici ou

dimanche 6 janvier 2008

Coming soon: Janvier


A nouvelle année, nouvelle rubrique. Coming soon, ou les disques à venir dans le mois. Une rubrique amenée à réapparaître tous les mois, quoi que... vous savez, moi et les résolutions du nouvel an... Peut-être que cette rubrique va remplacer la playlist mensuelle, ou pas. Je verrai bien.
On commence donc avec 8 sorties du mois de Janvier, dont quelques disques que j'attends avec pas mal d'impatience, et je ne suis pas le seul j'en suis sûr!

Syd Matters: Ghost Days (14/01)
Celui-là j'ai vraiment hâte, surtout après l'avoir découvert en live aux Trans. Ca s'annonce comme le premier chef-d'oeuvre de 2008, je vous le dit! L'album est en écoute intégrale sur Myspace et déjà chroniqué sur Parlhot.

The Dø: A Mouthful (14/01)
Bon là j'ai moins hâte déjà, mais le duo franco-finlandais est attendu au tournant avec un premier album qui devrait cartonner grâce au tube On my shoulders. Un extrait chez Azamleag.

British Sea Power: Do you like rock music? (15/01)
Mais bien sûr, quelle question! Troisième album des anglais, pas grand chose de nouveau à première vue, mais quand c'est bon...

Bodies of Water: Ears Will Pop & Eyes Will Blink (21/01)
Enfin une sortie européenne pour les californiens, une des révélations de l'année 2007. Et l'impression sur les premières écoutes des morceaux disponibles de découvrir son futur groupe préféré... 5 titres en mp3s sur leur site (je vous en mets deux ici) et également un concert à emporter pour la Blogothèque.

Bodies of Water: These Are the Eyes (mp3), sur l'album
Bodies of Water: Everybody Hurts (mp3), reprise de REM, sur Drive XV

Lightspeed Champion: Falling off the lavender bridge (21/01)
Objectif 2008: comprendre comment un ex-Test Icicles, un des groupes les plus atroces de la décennie, peut se mettre à faire de la musique aussi géniale que ça... Coolbeans est déjà fan, Daniel aussi.

Cat Power: Jukebox (21/01)
Pas de mp3s, pas de titres en écoute sur Myspace, rien... autant dire qu'il n'est pas facile de se faire une idée du deuxième album de reprises de la belle Chan Marshall. Mais ce sera à coup sûr encore très personnel, Cat Power ayant une étonnante capacité à s'approprier les chansons des autres (moi je n'ai toujours pas reconnu sa reprise de Satisfaction des Stones!).

Xiu Xiu: Women as lovers (28/01)
Retour de Jamie Stewart et sa bande de cinglés, deux ans après The Air Force, qui m'avait moyennement convaincu. Un extrait via Kill Rock Stars:

Xiu Xiu: I do what I want, when I want (mp3)

Dawn Landes: Fireproof (29/01)
Sortie française du troisième album de l'américaine, déjà disponible en import depuis mai dernier. Un des nombreux disques qui pouvait prétendre à une place dans mon top 2007, un folk moins déprimant déprimé qu'Alela Diane.

Dawn Landes: I Don't Need No Man (mp3)
Dawn Landes: Private Little Hell (mp3)

Et vous, quel album attendez-vous avec le plus d'impatience ce mois-ci? Petit sondage dans la colonne de droite. Ah oui au fait: bonne année!

dimanche 10 décembre 2006

Transmusicales 2006: Jeudi 7/12, Première Partie


Rendez-vous aux environs de 20h30 Place de la République: et c'est parti pour une demi-heure de bus, dans la joie et la bonne humeur. En effet, précisons pour les non-rennais que depuis quelques années le festival a quitté le centre-ville de Rennes (pour cause de travaux au Liberté) pour se délocaliser au Parc Expo, juste à côté de l'aéroport (si c'est pas rock'n'roll ça...). Fini les différentes salles de concert, tout se passe désormais sur un seul site comme pour un festival d'été.

A l'arrivée sur place vers 21h, le public est encore un peu clairsemé et je me laisse entraîner vers le hall 9, le plus grand, attiré par le gros son de The Sunshine Underground. Ces anglais nous offre un rock dansant, mélange de The Rapture pour le groove et Kasabian pour l'énergie. Malgré de bonnes intentions, le public reste un peu stoïque, début de soirée oblige.

21h30: fin du set pour The Sunshine Underground, et une bonne demi-heure avant le gros morceau des Trans 2006, Cat Power.On a donc le temps de faire un tour du côté du hall 3 pour voir les hollandais de Stuurbaard Bakkebaard (non j'ai pas le doigt lourd, c'est vraiment leur nom), un trio guitare, batterie et ... contrebasse, qui joue un rock assez inclassable.




Le chanteur tente quelques mots en français: "Madame, monsieur, merci beaucoup" ou "Madame, monsieur, cette chanson is about Dieu, you know, God, the man with a beard" bon ça va merci on a compris... Assez original donc, mais insuffisant pour retenir le public: la salle se vide progressivement quand approche 22h, tout le monde converge vers le hall 9 pour Cat Power.

Presque aux premières loges pour Chan Marshall: idéal pour observer la belle américaine. Les musiciens s'installent tranquillement, le pianiste pose une petite photo (sa maman?) sur le piano, puis Chan s'approche du micro, toute de noir vêtue (pantalon, chemise manches longues, mitaines en cuir), queue de cheval en guise de coiffure. Un seul mot: magnifique, encore plus belle en vrai que dans les magazines. Pas de Memphis Rhythm Band ce coup-ci, mais un groupe composé entre autres de Jim White à la batterie (Dirty Three, Nick Cave) et Judah Bauer à la guitare (Blues Explosion), ce qui donne un concert très rock, teinté de blues, plus rythmé qu'à l'habitude.




The Greatest ouvre le bal, et Chan Marshall commence ses petits pas de danse et ses mouvements de bras. Malheureusement on sent dès les premiers titres qu'il y a quelque chose qui cloche: Chan quitte la scène entre chaque morceau (sans doute pour voir l'ingénieur du son), nous dit un truc à propos du son (j'ai pas tout capté je l'avoue...). Il est clair que la voix paraît un peu étouffée par une basse trop présente: cela s'arrange un peu ensuite, mais ça reste un problème sur les morceaux les plus rock. "This is too big for us" dit-elle: 'c'est trop gentil d'être venus si nombreux' ou 'la salle est trop grande pour nous', moi je l'ai plutôt compris au sens littéral. Pas sûr qu'elle ait sue avant de venir qu'elle jouerait dans un hall dédié habituellement à la foire aux vins ou au salon de l'agriculture! Malgré la sono hasardeuse, on a tout de même droit à une belle reprise de Satifaction des Stones, dans une version plus proche de l'original que celles que l'on trouvent sur son album de reprises ou ses sessions acoustiques.
Le show terminé, Chan Marshall revient sur scène pendant le DJ set et danse tout en lançant les set-lists sous forme de boules de papier: impossible d'en récupérer une malgré les deux ou trois personnes piétinées, désolé!

C'est donc sur une impression mitigée que l'on quitte la salle pour aller voir Viva Voce, un duo guitare/batterie américain qui fait tellement de bruit que le son pourri ne les dérangent pas!



Même formule que les White Stripes, sauf qu'ici c'est Monsieur qui est derrière les fûts, et Madame au chant et à la guitare. Le batteur troque parfois ses baguettes pour un clavier ou une guitare. Du rock primaire assez sympa. Avant de partir, le groupe nous délivre un dernier conseil en entamant le dernier titre: "Hey guys, don't fuck around!". On tachera de s'en souvenir.
Retour au hall 9 sur le coup de minuit pour les anglais de Razorlight. Dès l'apparition de Johnny Borrell, les groupies signalent leur présence par des cris suraiguës. Tout en blanc, avec jean moulant taille basse et tee-shirt collé au corps, il me fait penser à Alex dans Orange Mécanique, mais sans le chapeau melon.

Ca commence très fort avec In the morning, le tube du deuxième album, avant que les autres tubes suivent: Golden Touch, Leave me alone, Vice, Don't go back to Dalston, Stumble and fall (désolé je ne connais pas le deuxième album, et avec ce que j'en ai entendu ce soir, il ne doit pas être extra...).

Johnny sort de scène puis revient torse nu pour un final tout en douceur sur In the city: les jeunes filles au premier rang ont beaucoup aimé.

I'm from Barcelona, c'est dans une heure, alors allons faire un tour chez The Horrors, groupe anglais de rock garage bien brutal, d'inspiration Cramps. Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est assez énergique: ces garçons au look gothique, tout en noir avec plein de cheveux cachant leurs visages, se déchaînent sur scène. Le chanteur saute dans la foule, hurle, les guitares saturent et finissent fracassées par terre; bien violent comme il faut.

A suivre...

samedi 9 décembre 2006

Sufjan Stevens: The Avalanche


Sélection album de l'année


Après avoir sorti 4 albums en cinq ans (de 2001 à 2005), Sufjan Stevens déclarait en fin d'année dernière, en pleine tournée pour l'album Illinoise, qu'il ferait bien une petite pause l'année suivante (soit cette année donc). The Avalanche cet été, Songs for Christmas le mois dernier: on peut dire que c'est réussi pour le repos!
Et bien qu'il n'y ait pas, sur ces deux disques (ou plutôt 6!), que du matériel inédit, on peut dire que Sufjan a encore eu une année bien chargée, avec en plus de ces deux sorties une tournée mondiale qui a suivie la parution de The Avalanche.

Dès le premier titre éponyme et les premières notes de banjo, de piano, les premiers choeurs, on se dit: "Qu'est-ce que c'est bon!". The Avalanche, c'est une piqûre de rappel à Illinoise, au cas où ça n'aurait pas pris la première fois (impossible!). Je ne vous ferai pas une description titre par titre du disque, mais je retiendrai juste quelques merveilles: Dear Mr. Supercomputer, à classer dans la même catégorie que Chicago ou Come On! Feel the Illinoise!, Adlai Stevenson, carillonnante de partout, Springfield, or Boby got a shadfly caught in his hair (vous remarquerez que les titres sont un peu plus court que sur Illinoise!) et sa guitare électrique détraquée, No man's land pour l' alternance parfaite entre guitares et instruments à vents ou encore The Pick-up, magnifique titre acoustique.
Et puis il y a bien sûr les trois versions alternatives de Chicago, titre phare de l'album précédent: une superbe version acoustique, une version 'easy-listening contemporain pour adultes' un peu décevante, n'apportant rien à l'original, et enfin la version 'troubles multiples de la personnalité' (!!!), la meilleure des trois, que je vous laisse le plaisir de découvrir plus bas.

The Avalanche, c'est donc comme précisé sur la pochette les chutes de studio de Illinoise, augmenté de quelques inédits. On peut lire aussi en bas de cette pochette 'Shamelessly compiled by Sufjan Stevens': ce qui aurait été honteux, c'est de nous priver des pépites présentes sur cet album, nouvelle preuve que Sufjan Stevens est l'artiste le plus créatif depuis un bon bout de temps. A noter aussi qu'il a été judicieux de sortir ces chansons sous cette forme: un double album Illinoise de plus de 2H30 aurait été très risqué, dans le genre Sandinista! de The Clash, grand disque bien sûr, mais pas parfait d'un bout à l'autre et ayant signé le début de la fin pour le groupe.

Sufjan Stevens: Springfield, or Bobby Got a Shadfly Caught in his Hair (mp3)
Sufjan Stevens: Chicago (Multiple Personality Disorder version) (mp3)

Pour la version originale de Chicago, allez voir ici

Achetez l'album


Bonus: Cat Power, la plus grande (c'est pas moi qui le dit c'est elle)

Cat Power: The Greatest (mp3)

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La review de son concert aux Trans dans quelques jours...