
Enorme. Magique. Envoûtant. Mystique... Vous avez sans doute déjà vu tous ces superlatifs dans d'autres reviews de ce concert d'
Arcade Fire. Alors je vais casser tout de suite le suspense (pour peu qu'il en restait encore...): oui cette soirée a été énorme, magique, envoûtante et mystique.
En arrivant devant l'Olympia, en avance avant l'ouverture des portes, on a d'abord droit à un spectacle plus terre à terre: la revente des places au marché noir. C'est parfois assez chaud entre vendeurs et acheteurs, j'ai presque cru qu'on allait assister à un meurtre à un moment!
"T'aurais pas une place à vendre? _ Euh non désolé je crois que je vais la garder ma place..."

Les portes s'ouvrent enfin et je retrouve Cécile, Jerrymill et Toto. Une petite heure bien sympa pour faire connaissance en attendant la première partie assurée par
Electrelane. Entrée assez timide des 4 filles de Brighton, sans doute peu habituées à être devant un public si nombreux.
Electrelane déroule son jeu, entre rock furieux assez immédiat genre Pixies et titres plus expérimentaux, bruitistes genre Sonic Youth, avec morceaux anciens (3 albums au compteur) tels que
Bells ou
Eight Steps et extraits du prochain album,
No Shouts, No Call (sortie le 24/04).
Aprés un début assez calme, leur show se termine sur un petit moment de folie, avec les distorsions de guitares de Mia qui se couche sur son ampli. Une entrée en matière plutôt énergique.
Mia en action sur l'ampli (mais si... avec un peu d'imagination vous le verrez ;)
Après une demi-heure d'entracte assez malvenue, qui fait un peu retomber la pression, il est temps pour Arcade Fire d'entrer dans l'arêne. Oui dans l'arêne et non pas sur scène, car grâce semble-t-il à
La Blogothèque, on a droit à un
Concert à emporter en direct, à quelques mètres de nous seulement! La tension monte, la foule est en ébullition, on aperçoit les perches des micros et des caméras: oui le show va commencer dans le public!
Win Butler entame alors
Wake Up en acoustique, aidé tout de même d'un mégaphone pour se faire entendre dans ce chaudron. Puis brusquement: "
BOUM BOUM", un bruit de grosse caisse venant de la scène, et Will, le frère de Win, se joint à la fête pour donner une autre dimension à ce moment de pur magie.

Le groupe monte ensuite sur scène, au milieu des néons, projections lumineuses et vidéos (par moment le concert est projeté en direct sur l'écran derrière la scène). Et ça commence très fort avec
Black Mirror, titre introductif de
Neon Bible, ici débarrassé de ses artifices de studio qui l'étouffait un peu, et qui prend donc une autre ampleur, d'une puissance incroyable. Suivent deux nouveaux titres,
Keep The Car Running et
No Cars Go, pour un début de concert sur les chapeaux de roue (c'est le cas de le dire ;), intense et épuisant (faut vraiment que je reprenne le sport je crois...).

C'est ensuite Régine qui assure le chant:
Haïti, une reprise de France Gall avec
Poupée de Cire, Poupée de Son déjà jouée par le groupe sur les shows précédents et
Black Wave / Bad Vibrations, l'un des moments forts de
Neon Bible, où Win prend le relai au chant sur la fin du morceau.


Après cela, un moment de calme n'est vraiment pas superflu, permettant au groupe et au public de souffler un peu: Win se place derrière l'orgue pour
My Body is a Cage, suivi de
Neon Bible et
Ocean of Noise, soit les trois titres les plus calmes du dernier album (
The Well And The Lighthouse vient tout de même s'interposer entre ces 3 titres).
Repos de courte durée: la fin du set est absolument monstrueuse:
Rebellion (Lies),
Neighborhood #1 (Tunnels) et
Intervention; la foule est en délire, le sol tremble sous l'effet des sauts (d'ailleurs l'élasticité du sol de l'Olympia est vraiment géniale, on se croit sur un trampoline!).
Régine à l'orgue et Win à la guitare acoustique sur Intervention
On reste sur le même rythme pour le premier rappel avec
Neighborhood #2 (Laika) et
Neighborhood #3 (Power Out): les chansons de
Funeral sont définitivement taillées pour la scène. Alors que le groupe a quitté la scène, la salle continue à chanter pendant quelques minutes. Fin du concert, les lumières se rallument et la salle commence à se vider tout doucement. Mais la tension est toujours là, l'adrénaline a du mal à baisser, on sent qu'il peut encore se passer quelque chose.
Grondement de la salle, tout le monde retourne vers la scène: ils sont de retour! Win arbore un haut de survêt bleu très seyant, preuve que ce deuxième rappel n'était pas prévu au programme. Et c'est donc
In The Backseat, titre qui clôture
Funeral, qui conclue cette soirée extraordinaire...

Les autres reviews de la soirée:
ici et
là et puis aussi par làEt aussi celle(s) du 20/03:
ici(Je mettrais à jour au fur et à mesure)
Et par là, Indie-Boy a reconstitué les deux concerts avec Dailymotion/YouTube:
19 et
20 mars
EDIT: Bonne nouvelle->
et là vous comprenez tout!!!Mauvaise nouvelle->
annulation de la fin de la tournée européenne (dont Lille, Lyon et Bruxelles)
Vous le savez sans doute déjà: cliquez sur les photos pour les agrandir
[Merci à
Cécile, Jerrymill,
Toto et
Distance Has The Way (même si ce fut bref Distance ;) pour cette soirée]