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lundi 31 décembre 2007

TOP 2007: #10 - #1

(Top 2007: #50-#41/#40-#31/#30-#21/#20-#11)






#10
St. Vincent
Marry Me
Review
(mp3)










#9
Arcade Fire
Neon Bible
Review + Live
(mp3)










#8
Andrew Bird
Armchair Apocrypha
Live Review
(mp3)










#7
Okkervil River
The Stage Names
Review
(mp3)











#6
Animal Collective
Strawberry Jam
Review
(vidéo)










#5
Radical Face
Ghost
Review
(mp3)











#4
Panda Bear
Person Pitch
Review
(mp3)










#3
Bishop Allen
The Broken String
Review
(mp3)











#2
Sunset Rubdown
Random Spirit Lover
Review
(mp3)






Et est déclaré vainqueur par KO au 5e round mois de l'année:








#1
The National
Boxer
Review + Live 1 + Live 2
(mp3)







Retrouvez ces albums ici ou

The National donc. Une classe au-dessus de tous les autres, indéniablement. Autant la deuxième place a été très disputée, autant il n'y a pas eu photo pour l'album de l'année 2007. The National est un grand groupe, très grand, et j'espère que ce n'est qu'un début.

Ce post met donc fin à une belle année musicale, pleine de coups de coeur, de découvertes, de déceptions aussi (Radiohead, Jens Lekman un peu lourd sur la longueur, The Shins, Devendra Banhart), de super concerts bien sûr (Arcade Fire Rhhhhaaaaaaa!!!!!).

Allez, soyez sages, see you in 2008!

lundi 2 avril 2007

Intervention Divine

Déçu. Forcément déçu. Après la surprise créée avec leur premier album Funeral, on s'était préparé à cette déception. En ouverture, on attend l'explosion qui viendra délivrer Black Mirror de ce son étouffé, mais elle n'arrive pas. Keep The Car Running, futur single, sonne trop classique, et le titre suivant Neon Bible paraît bien calme par rapport à la folie à laquelle le groupe nous avait habituée.

Puis débarque Intervention. Et là on comprend tout. On comprend que l'album est lancé. Et dès la seconde écoute du disque, on comprend qu'on tient entre les mains plus qu'un simple disque de rock. Une oeuvre. Voire un chef-d'oeuvre.
Franchement ils auraient pu nous refaire un Funeral bis. Qui s'en serait plaint? Une succession de titres flamboyants, dévastateurs, plus entraînants les uns que les autres, à l'efficacité immédiate. Ils ont préféré nous offrir un album tout en nuances, alternance d'orages et d'accalmies, qui ne se dévoile qu'après de nombreuses écoutes.

Tout, sur Neon Bible, n'est donc qu'histoire de contraste. Contraste entre puissance de la chanson et emprisonnement sonore sur Black Mirror, entre calme de la mélodie et tension dans la voix sur Neon Bible. Sur Intervention, l'orgue d'église s'oppose à la guitare acoustique, symbole de la culture libertaire des années 60/70, anticléricalisme inclu. Sur Black Wave/Bad Vibrations, Régine laisse la place sur la fin du morceau à Win pour l'un des sommets du disque.




On retrouve toutefois toujours ces moments de bravoure, pied au plancher d'un bout à l'autre du titre, comme sur The Well And The Lighthouse, No Cars Go, ou encore sur la cavalcade fantastique qu'est (Antichrist Television Blues), tourbillonnante, aux choeurs gospels féminins étourdissants, et tellement parfaite que le groupe ne sait comment y mettre un terme (et qu'on aimerait qu'elle ne s'arrête jamais).
On dit souvent que le dernier titre d'un album donne des indications sur le futur d'un groupe: espérons qu'il n'en sera rien ici, tant My Body Is A Cage peine à convaincre. Quoi qu'il en soit, je suis sûr qu'Arcade Fire saura nous surprendre comme ils l'ont fait avec ce deuxième album, et saura nous enchanter comme ils l'ont fait à l'Olympia il y a deux semaines.

Arcade Fire: Black Mirror (mp3)
Arcade Fire: Intervention (mp3)
Arcade Fire: (Antichrist Television Blues) (mp3)

Album: Neon Bible

Bonus: Vous savez sans doute que les cuivres à la fin d'Ocean Of Noise sont l'oeuvre de Calexico. Merge Blog a une reprise live de ce titre par Calexico.

vendredi 23 mars 2007

ARCADE FIRE - OLYMPIA 19/03/07


Enorme. Magique. Envoûtant. Mystique... Vous avez sans doute déjà vu tous ces superlatifs dans d'autres reviews de ce concert d'Arcade Fire. Alors je vais casser tout de suite le suspense (pour peu qu'il en restait encore...): oui cette soirée a été énorme, magique, envoûtante et mystique.
En arrivant devant l'Olympia, en avance avant l'ouverture des portes, on a d'abord droit à un spectacle plus terre à terre: la revente des places au marché noir. C'est parfois assez chaud entre vendeurs et acheteurs, j'ai presque cru qu'on allait assister à un meurtre à un moment!
"T'aurais pas une place à vendre? _ Euh non désolé je crois que je vais la garder ma place..."


Les portes s'ouvrent enfin et je retrouve Cécile, Jerrymill et Toto. Une petite heure bien sympa pour faire connaissance en attendant la première partie assurée par Electrelane. Entrée assez timide des 4 filles de Brighton, sans doute peu habituées à être devant un public si nombreux.
Electrelane déroule son jeu, entre rock furieux assez immédiat genre Pixies et titres plus expérimentaux, bruitistes genre Sonic Youth, avec morceaux anciens (3 albums au compteur) tels que Bells ou Eight Steps et extraits du prochain album, No Shouts, No Call (sortie le 24/04).
Aprés un début assez calme, leur show se termine sur un petit moment de folie, avec les distorsions de guitares de Mia qui se couche sur son ampli. Une entrée en matière plutôt énergique.


Mia en action sur l'ampli (mais si... avec un peu d'imagination vous le verrez ;)


Après une demi-heure d'entracte assez malvenue, qui fait un peu retomber la pression, il est temps pour Arcade Fire d'entrer dans l'arêne. Oui dans l'arêne et non pas sur scène, car grâce semble-t-il à La Blogothèque, on a droit à un Concert à emporter en direct, à quelques mètres de nous seulement! La tension monte, la foule est en ébullition, on aperçoit les perches des micros et des caméras: oui le show va commencer dans le public!
Win Butler entame alors Wake Up en acoustique, aidé tout de même d'un mégaphone pour se faire entendre dans ce chaudron. Puis brusquement: "BOUM BOUM", un bruit de grosse caisse venant de la scène, et Will, le frère de Win, se joint à la fête pour donner une autre dimension à ce moment de pur magie.



Le groupe monte ensuite sur scène, au milieu des néons, projections lumineuses et vidéos (par moment le concert est projeté en direct sur l'écran derrière la scène). Et ça commence très fort avec Black Mirror, titre introductif de Neon Bible, ici débarrassé de ses artifices de studio qui l'étouffait un peu, et qui prend donc une autre ampleur, d'une puissance incroyable. Suivent deux nouveaux titres, Keep The Car Running et No Cars Go, pour un début de concert sur les chapeaux de roue (c'est le cas de le dire ;), intense et épuisant (faut vraiment que je reprenne le sport je crois...).



C'est ensuite Régine qui assure le chant: Haïti, une reprise de France Gall avec Poupée de Cire, Poupée de Son déjà jouée par le groupe sur les shows précédents et Black Wave / Bad Vibrations, l'un des moments forts de Neon Bible, où Win prend le relai au chant sur la fin du morceau.




Après cela, un moment de calme n'est vraiment pas superflu, permettant au groupe et au public de souffler un peu: Win se place derrière l'orgue pour My Body is a Cage, suivi de Neon Bible et Ocean of Noise, soit les trois titres les plus calmes du dernier album (The Well And The Lighthouse vient tout de même s'interposer entre ces 3 titres).
Repos de courte durée: la fin du set est absolument monstrueuse: Rebellion (Lies), Neighborhood #1 (Tunnels) et Intervention; la foule est en délire, le sol tremble sous l'effet des sauts (d'ailleurs l'élasticité du sol de l'Olympia est vraiment géniale, on se croit sur un trampoline!).

Régine à l'orgue et Win à la guitare acoustique sur Intervention


On reste sur le même rythme pour le premier rappel avec Neighborhood #2 (Laika) et Neighborhood #3 (Power Out): les chansons de Funeral sont définitivement taillées pour la scène. Alors que le groupe a quitté la scène, la salle continue à chanter pendant quelques minutes. Fin du concert, les lumières se rallument et la salle commence à se vider tout doucement. Mais la tension est toujours là, l'adrénaline a du mal à baisser, on sent qu'il peut encore se passer quelque chose.
Grondement de la salle, tout le monde retourne vers la scène: ils sont de retour! Win arbore un haut de survêt bleu très seyant, preuve que ce deuxième rappel n'était pas prévu au programme. Et c'est donc In The Backseat, titre qui clôture Funeral, qui conclue cette soirée extraordinaire...


Les autres reviews de la soirée: ici et et puis aussi par là
Et aussi celle(s) du 20/03: ici
(Je mettrais à jour au fur et à mesure)
Et par là, Indie-Boy a reconstitué les deux concerts avec Dailymotion/YouTube: 19 et 20 mars

EDIT: Bonne nouvelle-> et là vous comprenez tout!!!
Mauvaise nouvelle-> annulation de la fin de la tournée européenne (dont Lille, Lyon et Bruxelles)

Vous le savez sans doute déjà: cliquez sur les photos pour les agrandir

[Merci à Cécile, Jerrymill, Toto et Distance Has The Way (même si ce fut bref Distance ;) pour cette soirée]