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mercredi 1 juillet 2009

Ed Harcourt: Russian Roulette EP


Dernière étape en date dans la discographie d'Ed Harcourt, l'EP Russian Roulette est sorti cette année au format digital et également sous la forme d'une clé USB au design particulier que vous pouvez apprécier ci-dessus (et ici pour bien voir que non, ce n'est pas un jouet sexuel mais bien une clé USB!).

Pour son deuxième EP, neuf ans après Maplewood, Ed Harcourt revient vers des ambiances différentes de ses quatre albums, au moins sur la moitié des morceaux.
Certes, le premier titre qui donne son nom à l'EP est assez classique, ballade au piano suivi d'une explosion de batterie et de guitare sur la fin, tout comme Black Feathers, ballade à la guitare acoustique ou encore le dernier titre Girl With The One Track Mind.
Mais sur les trois autres morceaux, on retrouve des sons auquels l'anglais ne nous avait pas habitué. Sur Sour Milk, Motheaten Silk, un tempo à la Gorillaz ou Beck et des loops électro rencontrent un violon joué pizzicato, opposition de style assurée. Caterpillar a tout de la ballade au piano classique également, mais elle est pimentée par un petit beep électro dans le fond (ainsi que par un refrain explosif). Quant à Creep Out Of The Woodwork, l'exotisme naît de la rencontre entre un rythme sud-américain et un violon style western.

Autant sur la forme que sur le fond, Ed arrive encore à nous surprendre. Espérons que ce sera toujours le cas avec son cinquième album studio, actuellement en cours d'enregistrement (sortie début 2010 sans doute).

En écoute, les deux premiers titres Russian Roulette & Sour Milk, Motheaten Silk
tilidom.com


Russian Roulette EP, la clé USB chez Dovecote Records

Disponible également sur iTunes


vendredi 26 juin 2009

Ed Harcourt: The Beautiful Lie


On touche au but, on est maintenant en 2006 avec The Beautiful Lie, le dernier album en date d'Ed Harcourt. Un album qui a récolté la jolie note de 1.9 chez Pitchfork. Et là on se demande, mais pourquoi tant de haine? Bon, je suis vite rassuré en allant voir les notes que le webzine américain a mis aux autres albums d'Ed: 4.0 pour le premier album et 5.8 pour le chef-d'oeuvre From Every Sphere, on va dire que ce ne sont pas des fans purs et durs du songwriter anglais.

Car il y a encore de bien belles choses sur The Beautiful Lie, le quatrième album studio d'Ed Harcourt, à commencer par une introduction de disque encore bien catchy, avec Whirlwind in D Minor et son gimmick de guitare espagnole ou Visit from the Dead Dog, son solo de trompette et Graham Coxon en guest-star à la guitare (pas évident à l'écoute!). Plus loin, ce sont les Magic Numbers qui donnent de la voix sur les choeurs pour faire de Revolution in the Heart un tube surpuissant, grâce aussi à la force des deux batteries.
On trouve sur cet album surtout de bien belles choses sur les ballades, You Only Call Me When You're Drunk au piano avant l'envolée finale dans la dernière minute, Late Night Partner avec la voix d'une magnifique tristesse ou Last Cigarette où Ed est seul à la guitare avec sa femme Gita au violon. Le violon et les autres instruments à cordes prennent d'ailleurs une importance capitale sur ce disque, elles sont encore plus omniprésentes que sur les autres albums, à l'image de Rain on the Pretty Ones, grande chanson triste avec de superbes arrangements de cordes et les choeurs des chanteuses nordiques qui devaient toutes être de passage en studio ce jour-là (Ane Brun, Nina Kinert, Jenny Wilson...).

A tous ceux qui me saoûlent depuis hier avec la mort du "king of pop", je leur répondrais que non, il n'est pas mort, il est en grande forme et il s'appelle Ed Harcourt!




Album: The Beautiful Lie

En écoute sur Deezer ou Spotify (s'inscrire)

mardi 16 juin 2009

Ed Harcourt: Strangers


Un an et demi seulement après From Every Sphere, Ed Harcourt revient fin 2004 avec Strangers, un album plus court et moins ambitieux que son prédécesseur mais qui est tout de même excellent, et meilleur que ce que je pensais avant de le réécouter pour cette chronique.

Ça commence assez fort avec une tempête électrique (The Storm Is Coming) puis un tube enflammé comme seul Ed sait en faire, Born in the 70's. Mais ça se calme assez vite avec la superbe ballade This One's for You, un Something to Live For tout doux avec son orgue et ses carillons ou encore les morceaux au piano The Music Box, Open Book (où le piano sonne plus classique que pop) ou encore Kids ( Rise from the Ashes) avec une rythmique plus soutenue et un final avec un tourbillon de synthés.
Et si l'album paraît beaucoup plus calme et romantique, c'est parce qu'Ed a trouvé l'amour en la personne de Gita, que l'on retrouve d'ailleurs au violon sur cet album, et notamment sur le superbe Let Love Not Weigh Me Down avec l'intro au violon où l'on a l'impression d'entendre déjà le titre prononcé par Ed Harcourt juste derrière.

Finalement, trois albums trois merveilles: le suivant The Beautiful Lie sera-t-il un peu en dessous ou est-ce que je vais aussi le réévaluer en l'écoutant de nouveau à l'occasion de sa chronique?




Album: Strangers

En écoute sur Deezer et Spotify (s'inscrire)

jeudi 11 juin 2009

Ed Harcourt: From Every Sphere


On reprend avec Ed Harcourt, que l'on avait laissé après son premier album Here Be Monsters. J'ai d'ailleurs constaté dans les commentaires que certains le considérait comme étant son meilleur album, alors que selon moi c'est le deuxième, From Every Sphere.

Sorti en 2003, From Every Sphere est son album le plus long et aussi sans doute le plus riche. Celui où le mariage entre les titres calmes et mélancoliques et les morceaux aux belles envolées romantiques est le plus réussi, avec toujours cette multitudes d'instruments comme liant. Avec sa facilité déconcertante pour trousser de superbes mélodies, Ed Harcourt n'a aucune peine pour passer de l'ambiance jazzy de Bittersweetheart au plus brutal (pour l'anglais!) Ghost Writer avec sa guitare électrique en folie, avant d'enchaîner sur la douceur absolue de Birds Will Sing for Us ou de Sister Reneé (harmonica, piano et cordes, tout est magnifique). Plus loin, à un Undertaker Strut très enlevé succède le piano triste et la trompette funeste de Bleed a River Deep.
Et c'est surtout sur From Every Sphere que l'on trouve les plus belles compositions de l'anglais: le très riche et épique All of Your Days Will Be Blessed en début d'album, puis en fin de disque les douces caresses de Fireflies Take Flight et surtout le dernier titre From Every Sphere, la chanson parfaite, voix dans le brouillard, crescendo instrumental et "then slowly die" répété à l'infini, le genre de chanson qui pourrait durer une heure sans que l'on s'en lasse.

Disappear from every sphere
Watch them high
Then slowly die
Then slowly die...




Album: From Every Sphere

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vendredi 29 mai 2009

Ed Harcourt: Here Be Monsters


6 mois après l'EP fait-maison Maplewood, Ed Harcourt sort son premier album sur le label Heavenly. Et c'est avec Here Be Monsters que j'ai découvert la musique de l'anglais, pour ne plus la quitter ensuite.

Après un EP assez varié au niveau des ambiances, Here Be Monsters est un album au style beaucoup plus homogène, mais pas monotone pour autant. De l'excellente pop anglaise, tout simplement, où l'on découvre cette capacité qu'a Ed Harcourt de vous emporter dans une chanson avec sa mélodie dès les premières notes de piano (She Fell Into My Arms) ou de guitare (la vibration des cordes sur le premier titre Something In My Eye), de créer une ambiance mystérieuse et cinématographique avec le piano de God Protect Your Soul.
Les chansons écrites par l'anglais sont en constante évolution, pour aller souvent crescendo, comme sur la montée des violons de Something In My Eye ou sur le titre le plus long, Beneath The Heart of Darkness et ses trois parties: 3 minutes de calme et de douceur avant un déluge de guitares électriques et de trompette, puis à nouveau le calme après la tempête.

Beneath the heart of darkness
Lies an old machine that's dying
Spluttering like an army of artillery sporadically firing
The roots of the house are cracking, caving in

Calme et mélancolie également sur Those Crimson Tears, au piano et contrebasse, ou sur l'autre morceau assez long qu'est Wind Through the Trees, mais aussi tubes potentiels avec Shangai ainsi que les deux titres déjà présents sur Maplewood, Hanging With the Wrong Crowd et surtout Apple of My Eye.




Album: Here Be Monsters ici ou

En écoute sur Deezer ou Spotify (s'inscrire)

dimanche 24 mai 2009

Ed Harcourt: Maplewood EP


Alors qu'Ed Harcourt vient de sortir un nouvel EP, Russian Roulette, sous une forme assez originale, j'avais envie de revenir un peu sur sa discographie. Je ne vous ferais pas l'intégrale puisque je ne la possède pas (singles, best-of, compilation...). Je ne parlerais donc que de ses quatre albums studios ainsi que des deux EPs, Russian Roulette et Maplewood, le premier, sorti en 2000.

On commence donc avec Maplewood, un EP 6 titres qui est sorti un an avant son premier album Here Be Monsters. Ed Harcourt passe d'une ambiance à l'autre au fil des morceaux, d'un instrument à l'autre également, sur un disque home-made enregistré sur un 4 pistes où il joue de tout tout seul.
Il débute avec Hanging With The Wrong Crowd, où l'on reconnait déjà son style caractéristique, avec sa voix magnifique et une mélodie étourdissante. Puis l'ambiance est tout à fait différente sur I've Become Misguided et son banjo, où la voix mumurée est plus grave. Place ensuite au piano et handclaps sur le tube Apple Of My Eye, et piano toujours pour l'ambiance jazzy (que l'on retrouvera souvent par la suite) de Attaboy Go Spin A Yarn et Whistle Of A Distant Train, avec une trompette à chaque fois. Dans un tout autre genre, He's Building A Swamp sonne comme un inédit de Calexico.

Avec cet EP fait avec les moyens du bord, on peut déjà apercevoir le talent de ce songwriter anglais qui nous livrera de bien belles choses à l'avenir.

Ed Harcourt: Hanging With The Wrong Crowd (mp3)
Ed Harcourt: He's Building A Swamp (mp3)



EP: Maplewood

En écoute sur Spotify (s'inscrire)

dimanche 21 janvier 2007

Let it be me

Rosie Thomas et Ed Harcourt
(bon en fait c'est Sufjan Stevens mais c'est tout ce que j'ai trouvé)



Résumé de l'épisode précédent: La chanson parfaite From every sphere d'Ed Harcourt
Moi: C'est là que normalement je vous demande: et vous c'est quoi votre chanson parfaite?
Mais là je vais plutôt dire: et pour vous c'est laquelle la chanson parfaite d'Ed Harcourt?
Jladisco: le duo avec Rosie Thomas "let it be me"...
Moi: tiens je connais pas celle-là. C'est sur l'album de Rosie Thomas non?
Sufjan Stevens et Ed Harcourt, elle a sacrement bon goût pour ses duos la miss :)
Faudra que j'écoute 'Let it be me' alors... (en language décodé: tu me l'envoies le mp3? ;)

Comme il suffisait de demander, j'ai reçu la chanson par mail et je vais donc la partager avec vous. Let it be me est en fait une adaptation de Je t'appartiens, une chanson de Gilbert Bécaud, co-signé avec Pierre Delanoë (l'un des plus grands paroliers français, mort récemment), qui est montée au sommet des hits-parades US et qui a été interprétée entre autres par Elvis ou Bob Dylan. Sur ce duo Rosie Thomas/Ed Harcourt (sur l'album If songs could be held), la voix du chanteur a rarement été aussi bouleversante.


I bless the day I found you,
I want to stay around you
and so I beg you, let it be me.

Don't take this heaven from one,
if you must cling to someone
now and forever, let it be me.

Each time we meet, love,
I find complete love.
Without your sweet love
what would life be?

So never leave me lonely,
tell me you'll love me only
now and forever, let it be me.

Each time we meet, love,
I find complete love.
Without your sweet love
what would life be?

So never leave me lonely,
tell me you'll love me only
and that you'll always let it be me.

Une autre version également magnifique par Pajo, ex-Tortoise, sur l'album 1968


Merci Jladisco :)

mardi 16 janvier 2007

La chanson parfaite



Peut-être l'aviez-vous oublié, mais j'avais lancé une série sur mes chansons parfaites, en commençant par Love goes on de The Go-Betweens. A vrai dire, moi aussi je l'avais un peu oublié donc...
A nouvelle année, nouvelles résolutions: être un peu plus assidu sur cette rubrique en serait une pas mal du tout. Commençons 2007 avec une pure merveille d'Ed Harcourt, l'un des singer-songwriters pop les plus talentueux et prolifiques actuellement. Le choix de la chanson n'a pas été très difficile tellement ce titre surpasse tous les autres dans sa discographie: il s'agit de From every sphere, qui clôt le chef-d'oeuvre d'Ed Harcourt, son deuxième album From every sphere.




Une intro piano et guitare, puis la voix envoûtante pleine d'écho arrive, avant l'apparition du quatuor à cordes pour finir en un énorme crescendo tout en puissance instrumentale sur ce 'Then slowly die' répété à l'infini: des chansons comme ça on en entend pas tous les ans.

Take me far away
And make me loose control
For now I need to pray
Think of forgotten souls
Disappear from every sphere
Watch them high
Then slowly die
Then slowly die

If you shut your eyes
You'll float through the blackest hole
So sure in night time sky
You see forgotten souls
Disappear from every sphere
Watch them high
Then slowly die
Then slowly die...

C'est là que normalement je vous demande: et vous c'est quoi votre chanson parfaite?
Mais là je vais plutôt dire: et pour vous c'est laquelle la chanson parfaite d'Ed Harcourt?

lundi 18 décembre 2006

Peter von Poehl: Going where the tea trees are



Sélection album de l'année


Le suédois Peter von Poehl a fait partie, en tant que guitariste, du backing-band de Bertrand Burgalat, avant de former avec les autres membres le groupe A.S Dragon. De bien belles références qui ne nous avaient tout de même pas préparés à ce premier album en solo quasi parfait. On comprend tout de suite mieux quand on lit dans ses interviews que Peter compose depuis huit ans pour lui en vue de cet album, et qu'il a laissé mûrir ses chansons au fil du temps, notamment sur scène, pour ne garder que les meilleurs sur Going where the tea trees are (ou le darwinisme appliqué à la pop).

L'entrée en matière sur le titre éponyme est déjà somptueuse: voix exquise, basse voluptueuse, superbes guitare et piano, solo de saxo sur la fin du morceau, qui rappelle un peu la BO The Virgin Suicides de Air. On retrouve la même basse chaleureuse sur Travelers, à laquelle s'ajoute de superbes violons, alors que sur l'entraînant single Broken skeleton key on est étonné par la technique de guitare, qui donne un rythme haché.
Entre ces trois titres viennent s'interposer deux petites pépites très courtes, Tooth fairy et Virgin mountains, avec une superbe guitare acoustique et des choeurs sur la première et des instruments à vent sur la seconde (flûte, cor...).
L'orchestration des chansons varie toujours entre modernité et classicisme, comme sur Global conspiracy où la guitare s'oppose aux tuba, saxo et violon, ce qui fait de ces morceaux des classiques instantanés. Sur The story of the impossible on atteint des sommets: ces cordes! cette voix!! La voix de Peter frôle ici la perfection et vous ne pourrez vous retenir de siffler avec lui la fin du titre.

We had this story of the impossible,
a tale best told softly.
One of make-believe,
maybe impossible to achive,
but really close.

Sur la fin de l'album on découvre des titres au style plus varié: The lottery et sa rythmique identique à In my place de Coldplay (bah oui on a les références qu'on peut!), Little creatures où la voix se fait plus funky, à la Josh Rouse (là c'est mieux!) ou le final The bell tolls five avec son clavier électro et sa batterie militaire, avant une montée en puissance des instruments à vent pour une ambiance morriconienne.
Etonnante perfection pour un premier album donc, qui fait de Peter von Poehl un artiste à suivre de près à l'avenir.

Peter von Poehl: Tooth fairy (mp3)
Peter von Poehl: The story of the impossible (mp3)

Achetez l'album ici ou


Bonus: Ed Harcourt, autre songwriter de génie, qui a quand même du mal à retrouver les sommets de son deuxième album sur The beautiful lie, son quatrième disque

Ed Harcourt: Visit from the dead dog (mp3)

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