jeudi 16 novembre 2006

#4 Beirut:Gulag Orkestar




Derrière le nom de Beirut se cache un petit génie de 19 ans, Zach Condon, originaire d'Albuquerque au Nouveau-Mexique et ce premier album est l'une pépites de l'année, selon moi mais aussi selon de nombreux autres blogs.

Côté musique, on se situe quelque part entre Sufjan Stevens, Yann Tiersen et la musique des brass bands des Balkans, genre musique de films de Kusturica. On est donc en présence de multiples instruments:accordéon, ukulele, piano, trompette, violon... et aucune guitare! A tout ça vient s'ajouter la voix traînante et ensorcelante de Zach.

L'ensemble de l'album est assez homogène sans être monotone. Les titres sont parfois assez semblables mais on se laisse porter par l'ensemble. Un disque très cohérent donc, même si un titre survole au dessus de la mêlée:Postcards from Italy, un des tubes de l'année.

mp3_Beirut:Postcards from Italy
mp3_Beirut:Elephant Gun

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Et dans la catégorie Pas loin du top:Daniel Smith alias Danielson, le génie de la famille de musiciens, avec la petite merveille suivante:

mp3_Danielson:Did I step on your trumpet

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mardi 14 novembre 2006

Joanna Newsom:Ys
Y(e)s!!!


Sorti il y a tout juste une semaine, le deuxième album de la Californienne Joanna Newsom est incontestablement pour moi un des grands disques de 2006 (donc #3 de la sélection pour ceux qui suivent). Commençons tout de suite par la liste des participants à ce disque:Van Dyke Parks à la production, Steve Albini à l'enregistrement, Jim O'Rourke au mixage... Voilà, ça c'est fait...

Ys, c'est surtout un album unique, atypique, original:5 titres, 55 minutes, c'est déjà assez peu commun. Et puis il y a ensuite la musique (c'est quand même le plus important), du folk médiéval (???) pourrait-on dire, avec la harpe de Joanna, les arrangements de cordes grandioses de Van Dyke Parks, et surtout cette voix d'ange, mais alors un petit ange âgé de tout juste 10 ans. Tous les titres sont aussi sublimes les uns que les autres, avec souvent un final en beauté (notamment Emily et Only Skin avec le banjo, c'est une obsession chez moi je sais).

Cet album me rappelle d'ailleurs les contes musicaux de mon enfance (le genre "Quand vous entendrez la petite musique Ding Ding Ding, tournez la page"), avec un livret qui est presque une oeuvre d'art où l'on trouve tous les textes accompagnés de calligraphies, peintures et illustrations. En bref, un vrai chef-d'oeuvre, à s'écouter d'un bout à l'autre, au calme et au casque de préférence.

mp3_Joanna Newsom:Emily

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Bonus:Pas loin du top, Tortoise And Bonnie 'Prince' Billy, juste pour leur merveilleuse reprise de Bruce Springsteen

mp3_Tortoise And Bonnie 'Prince' Billy:Thunder road

Achetez The brave and the bold


lundi 13 novembre 2006

Band Of Horses:Everything all the time

La fin de l'année approchant, il va être temps de penser au fameux classement des meilleurs disques de 2006. Si vous avez lu les posts sur The crane life des Decemberists (disque #1 donc) ici et là, vous aurez compris quel est mon gros favori. Mais bon, faisons comme s'il y avait un peu de suspense:je lance aujourd'hui une petite sélection de mes 20 disques préférés cette année. Cette liste est dans le désordre, le classement final arrivera à la fin de décembre.

#2_Band Of Horses:Everything all the time

Groupe de rock US dont on pourrait qualifier la musique d'americana, Band of horses a sorti son premier album cette année. Neil Young, My Morning Jacket:voilà les noms qui viennent à l'esprit à l'écoute de Everything all the time.

Tout au long de l'album, on alterne entre titres calmes, acoustiques et titres plus énergiques, avec des murs de guitares électriques:Wickel Gil (entrée en matière entraînante), Our Swords et sa superbe ligne de basse, Monsters et son banjo (merci Sufjan!), le final St Augustine avec deux chanteurs pour une seule guitare acoustique en accompagnement. Et bien sûr il y a le chef-d'oeuvre du disque, The funeral, chanson bouleversante composée lors du décès du père du chanteur:In every occasion I'll be ready for your funeral (des frissons me parcourent alors l'échine).

mp3_Band Of Horses:The Funeral

mp3_Band Of Horses:Monsters

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Bonus:je mettrais aussi une petite rubrique supplémentaire, disons Pas dans le top 20 mais pas loin, avec aujourd'hui Asyl (profitez-en c'est le seul disque français de la sélection!), premier album d'un groupe français au rock racé et aux textes intéressants.

mp3_Asyl:Music hole

Achetez l'album Petits cauchemars entre amis ici ou là

Les fils de l'homme

Alfonso Cuaron, réalisateur mexicain, est un cinéaste intéressant:des débuts prometteurs à Hollywood, un retour dans son pays pour réaliser le génial Y tu mama tambien, avant de diriger la super-production Harry Potter 3 il y a deux ans. Cette filmographie éclectique se poursuit donc cette année avec Les fils de l'homme, film d'anticipation avec Clive Owen, Julianne Moore et Michael Caine (extra en hippie du futur, sosie de John Lennon).

Nous sommes en 2027. Depuis 2009, toute la population mondiale a été rendue stérile par une mystérieuse épidémie. Le plus jeune être humain a 18 ans, et l'annonce de sa mort dans une bagarre au couteau fait la Une des journaux TV et bouleverse l'opinion publique. Depuis l'épidémie, la situation politique a également changée:l'anarchie règne dans tous les pays du monde, sauf en Grande-Bretagne où une dictature a été instaurée pour conserver un certain ordre. Nous allons alors suivre l'histoire de Theo (Clive Owen), ex-militant des droits de l'homme aujourd'hui bureaucrate blasé, qui va être contacté par son ex-compagne Julian (Julianne Moore) afin d'obtenir des papiers pour une réfugiée pas comme les autres:elle est enceinte de 8 mois et va donc attiser toutes les convoitises.

Les premières choses qui frappent dans ce film, ce sont la photo et la mise en scène. On découvre une ville de Londres grise, sale, noire et la caméra est portée à l'épaule tout au long du film, donnant un style ultra-réaliste, genre reportage de guerre. Il suffit de suivre la première scène, d'une violence brute, pour être tout de suite dans le bain.

Les fils de l'homme est donc évidemment un thriller dont le suspense vous tiendra en haleine jusqu'à la fin, mais c'est surtout une réflexion sur notre avenir. On est ici très loin de l'univers ultra contrôlé, aseptisé et futuriste de Minority Report: les rues sont sales, les voitures plus pourries qu'actuellement, les réfugiés qui affluent vers l'Angleterre sont enfermés dans des cages en pleine rue avant d'aller dans des camps, et les choix politiques sont limités à la dictature ou l'anarchie.

La musique est également en phase avec le thème du film, avec des artistes ayant abordés le sujet du futur dans leur oeuvre:Radiohead, Aphex Twin, King Crimson, Pink Floyd (avec un clin d'oeil à la pochette de l'album Animals dans un plan).

Mp3_Radiohead:Life in a glass house

Achetez la BO Les fils de l'homme

samedi 11 novembre 2006

Juste un petit mot...

Et oui encore eux...

...pour dire que je suis toujours vivant et que je vais reprendre un rythme plus soutenu la semaine prochaine. Le boulot, le manque d'inspiration (non je déconne :)) et l'envie de laisser The Decemberists en tête de blog quelques temps explique mon absence cette semaine.

En attendant donc, je vous propose une deuxième dose de Decemberists avec la session AOL The Interface (découverte chez My Old Kentucky Blog):3 titres et une petite interview (in english, of course!)

Session AOL de The Decemberists

PS_Petit changement au niveau des mp3s:vous pouvez désormais les télécharger directement sur le blog et ils ne sont plus limités à 7 jours. J'ai changé les liens des premiers posts donc vous pouvez fouiller dans les archives (tout est encore dispo sur cette page).

lundi 6 novembre 2006

Vivement Décembre!
La révolution (musicale) est en route!

L'hiver et la fin de l'année approchant, il y a une autre épidémie que celle de la grippe qui arrive: c'est celle du classement des meilleurs albums de l'année. Elle touche plus particulièrement les journaux et blogs musicaux, et je dois avouer que je n'y échappe pas. D'ailleurs dès le début de l'année j'ai commencé à y penser: ça a été The Strokes pour débuter (acheté le 2 janvier), puis sont arrivés d'autres prétendants comme Clap your hands say yeah, Midlake, TV on the radio, Peter von Poehl ou Guillemots, avant que ne débarque soudainement le futur vainqueur plus que probable......The Decemberists!!(bravo à ceux qui ont trouvé avant la chute;))


The Decemberists, donc, est un groupe américain (Portland,Oregon) mené par le chanteur/compositeur Colin Meloy et ayant pour influences les groupes traditionnels de la musique indie US tels que REM ou Neutral Milk Hotel. Leur nouvel album, The crane wife, est le premier à sortir chez une major (Capitol) et sort un an seulement après le déjà très remarqué Picaresque, l'un des meilleurs albums de 2005.
Avec l'entrée en matière tonitruante qu'est The crane wife 3, on est tout de suite dans le bain: guitare acoustique, choeurs mêlés, montée en puissance...Tout le style des Decemberists est là. Puis vient The island, chef-d'oeuvre en 3 parties et plus de 12 minutes avec cassures, accélérations, instruments divers et final calme et magnifique. Ajoutez juste derrière Yankee bayonet, titre dynamique avec Laura Veirs au chant, et vous êtes déjà conquis.
Tout le reste est ensuite du même niveau: les puissants O Valencia (single évident) et Summersong, The perfect crime #2 très funky et surprenant, When the war came et son rythme lent et lourd (à la The Electric Soft Parade).
Enfin, The crane wife 1&2, autre sommet de 11 minutes avec 2 parties (chacune se terminant en crescendo) et surtout Sons & daughters, la merveille du disque, viennent achever ceux qui auraient pu résister jusque là (pas moi en tout cas!!!).

N'en rajoutons pas: The crane wife est bien un grand disque, sans doute le meilleur de l'année, un album qui vous fait le même effet que Come on!Feel the Illinoise! l'an dernier, homogène et varié à la fois, passionnant du début à la fin.
En clair, Sufjan Stevens et The Decemberists sont actuellement les artistes les plus novateurs et productifs, inventant la musique américaine de demain.

The Decemberists: Yankee bayonet (I will be home then)

The Decemberists:The Island (via yousendit)

Et aussi les posts des collègues Interprétations diverses et Aujourd'hui plus qu'hier (avec mp3s)

Achetez The crane wife (et pour une fois c'est un ordre ;))


[PS:Merci à Antoine pour le sauvetage de post pendant la panne blogger samedi]

dimanche 5 novembre 2006

Qui ne saute pas n'est pas...

rennais bien sûr!

Pour commencer, je rassure les allergiques au foot:ce type de post sera rare ici. Mais là quand même, je me devais de saluer la belle victoire rennaise hier soir face à Lyon, qui stoppe ainsi une série de 14 victoires de suite.
On a donc eu droit à un match plein, intense, avec de nombreux évènements pour animer le match: le but de M'Bia, la blessure de Monterrubio, le gros pressing lyonnais en début de 2e période, l'expulsion de Juninho en fin de match et le but de Wiltord refusé pour hors-jeu dans le temps additionnel.
Allez, encore quelques matchs de ce genre et le Stade rennais devrait remonter un peu au classement!
En tout cas il est clair que Lyon n'est pas facile à battre:

Hard-Fi:Hard to beat

Achetez l'album de Hard-Fi, Stars of CCTV
Sparklehorse

Du rock...animal

Juste un petit mot sur Sparklehorse. Je ne ferais pas une chronique de leur dernier album Dreamt for light years in the belly of a mountain puisque mes camarades de Words & Sounds et Sleepwalkers & Black Sheeps l'ont déjà fait (et bien fait), mais je vous signale juste le passage du groupe de Mark Linkous dans l'émission L'album de la semaine sur Canal+ la semaine prochaine. C'est donc du lundi 6 au vendredi 10/11 à 18h15 en clair bien sûr.

Comme vous pouvez aussi découvrir le nouvel album en mp3s chez Cécile, je vous mets plutôt un petit extrait du précédent, le sublime It's a wonderful life:

Sparklehorse:Sea of teeth

Achetez les albums de Sparklehorse ici ou là

mercredi 1 novembre 2006

Pete Doherty est toujours vivant!



Au moins au moment où j'écris ces lignes en tout cas.
Ce que je trouve vraiment déplorable, c'est que Pete Doherty soit plus connu pour ses problèmes avec la drogue et la justice, ou pour sa relation avec Kate Moss, que pour sa musique.
J' ai la nette impression que l'on n'attend plus que l'annonce de sa mort pour pouvoir le faire entrer au panthéon des rock-stars décadentes aux côtés de Jim Morrisson, Jimi Hendrix ou Kurt Cobain.
Pourtant, le garçon est avant tout un génial songwriter et un chanteur à la voix sublime, fragile et touchante. Pour ceux qui en douterait encore (si si il y en a :)), écoutez simplement l'une de mes chansons préférées, une pure merveille:

Wolfman featuring Peter Doherty:For Lovers

En face B de ce single composé avec Wolfman (son dealer, ai-je lu quelque part???), on retrouve son ex-acolyte des Libertines, Carl Barât, pour un titre très rock, Back from the dead. Titre qui se trouve aussi sur le premier Babyshambles, Down in Albion, dans une version plus lente (je met cette dernière juste pour ne pas offrir tout le single!).

Babyshambles:Back from the dead

Achetez Wolman featuring Peter Doherty:For lovers

Little Miss Sunshine


Little Miss Sunshine, un film de deux débutants américains (Dayton/Faris), est sans aucun doute la petite merveille de l'année au cinéma.On découvre l'histoire d'une famille d'Albuquerque dont tous les membres semblent plus cinglés les uns que les autres: oncle homo suicidaire, grand-père cocaïnomane ou fils ayant fait voeu de silence jusqu'à son entrée dans l'armée de l'air...
Quant à la petite dernière, elle est persuadée de réussir à gagner un concours de mini miss, malgré ses grosses lunettes et son physique rondouillard. Toute la famille va donc partir en Californie dans un van un peu pourri pour le concours de Little Miss Sunshine, et le voyage ne va pas être de tout repos...

Ce joli film réunit de plus toute les qualités du nouveau cinéma US indépendant, c'est-à-dire un humour léger et omniprésent, des acteurs quasi inconnus et tous formidables, et une musique indé collant parfaitement aux images splendides du grand ouest américain avec de nombreux titres de Devotchka et deux chansons de Sufjan Stevens (aaah l'intro de Chicago avec un travelling du van et le paysage en arrière-plan...).

Sufjan Stevens:Chicago

Le site du film